• Alors voilà.

    Deux articles en 3 jours, t'y crois pas, hein ?!
    Figure-toi que je suis à Paris, libre comme l'air, alors je surfe tout en mangeant un indien, le bonheur... (et merci au Papillon qui assure toute l'intendance pendant ce temps-là à la maison )

    Tu te souviens de l'expérimentation Montessori en classe publique dont je t'avais parlé ? Et bien j'ai découvert sur le blog Classe maternelle, Gennevilliers un article parlant d'une très chouette vidéo de l'un de mes héros, j'ai nommé Sir Ken Robinson.

    Ken Robinson

    Je t'en avais déjà parlé , à propos d'une de ses vidéos, déjà, sur la créativité.

    Ce type est extra ! Il exprime très clairement et simplement ses idées, avec un bel humour anglais, je suis fan !

    Dans cette nouvelle vidéo, il parle de la façon dont la culture éducative ne parvient pas à respecter les principes essentiels permettant à l'humain de se développer harmonieusement, et évoque l'éducation alternative.

     

     

    Mon passage préféré :

    "J'étais récemment à Los Angeles dans une réunion de - on les appelle "programmes d'éducation alternative". Ces programmes sont concus pour amener les enfants à reprendre leurs études. Ils ont certaines caratéristiques communes. Ils sont très personnalisés. Ils proposent un soutien très important aux enseignants, des liens étroits avec la communauté, et un programme vaste et diversifié, et souvent des programmes qui impliquent les élèves en dehors de l'école aussi bien qu'à l'intérieur de l'école. Et ces programmes fonctionnent. Ce qui m'intéresse, c'est pourquoi on les appelle "éducation alternative" ?! Et toutes les preuves partout dans le monde sont que, si on faisait tous ça, il n'y aurait pas besoin d'éducation alternative."

    Je sais pas toi, mais moi, ça m'évoque : Montessori, rythme personnalisé de l'enfant, l'école et la vraie vie dehors... Ca serait une école de rêve, hein ?!

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  • Alors voilà.

    Ces derniers mois, j'ai décidé de changer de vie. Enfin, changer de métier plus exactement. Enfin, changer ma façon de voir les choses concernant mon métier.

    Bref, je quitte l'Education Nationale l'année prochaine. Je prends une disponibilité, plus exactement. Ca veut dire que je ne travaille plus au sein de l'Education Nationale pendant 1 an. Après, on verra.

    Beaucoup me disent "Oui, prends du recul pendant 1 an, et puis après, tu verras, avec une autre classe, ça ira !"

    Mais non. Moi, j'ai pas vraiment envie d'y retourner, même dans 1 an. Je veux bien dire "on verra", OK, mais disons que je m'oriente plutôt vers autre chose, maintenant.

    Oh, ça reste en lien avec les enfants, avec l'éducation aussi.

    Et aujourd'hui, je peux te donner l'étape n°1 de ma nouvelle vie. Wow !

    (roulement de tambour)
    Je vais devenir formatrice à la Fabrique à Bonheurs !!!!!!!!!!!

    Fabrique à Bonheurs

    Si tu connais pas la Fabrique à Bonheurs (honte sur toi), tu peux aller jeter un coup d'oeil en cliquant sur l'image au-dessus.

    En résumé, la Fabrique à Bonheurs organise des ateliers de psychologie et pédagogie positives pour adultes (im)parfaits et enfants (pas si) sages.

    Et comme les demandes explosent à Paris, les deux fondatrices de la Fabrique, Audrey Akoun et Isabelle Pailleau, ont décidé de former une équipe de formateurs en province.

    Audrey Akoun Isabelle Pailleau

    J'ai donc envoyé mon dossier de candidature, et j'ai été retenue !!
    En passant, le dossier était juste extra à remplir, avec des questions dépassant le champ professionnel.

    Je pars donc, avec 14 autres personnes, en formation à Paris la semaine prochaine ! Après ça, je pourrai animer des ateliers sur la pédagogie positive autour de Nantes/Rennes/Angers.

    Fabrique à Bonheurs

     

    La Fabrique à Bonheurs, c'est aussi un compte Facebook qui partage de nombreuses petites pensées du jour, amenant toujours à réfléchir et profiter des petits plaisirs de la vie.

    les autres

    la chanceles rêves

     

     

     

    Audrey et Isabelle ont aussi écrit un très chouette bouquin "Apprendre autrement avec la pédagogie positive", que je recommande vivement, tellement il apporte une autre vision et un nouveau souffle au rapport à l'enfant et aux apprentissages. Avec en plus, beaucoup d'humour ! Un régal :-)

    Pour les enseignants, attendez leur prochain bouquin qui vous sera spécialement dédié !

    Apprendre autrement avec la pédagogie positive

     

    Je crois avoir tout dit sur la 1ère étape de ma nouvelle vie. Je suis trop heureuse !

    Je te laisse, je vais préparer ma valise...

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  • Alors voilà.

    Ma vie avance, vers quelque chose de plus en plus construit, mais chut... tu ne sauras rien, pas encore !

    Après les hauts et les bas avec mes enfants, je me pose de nouveau, avec des projets plein la tête et du soleil parfois.

    Et puis il y a, comme ça, une journée parfaite. Oui, oui, par-faite !

    Today will be a perfect day

    en fait, faut être persuadé dès le matin

    J't'explique.

    Mardi dernier, je récupère le Crapaud à l'école, et direction le parc, pour prendre le goûter toutes les deux (chouette !)

    Arrivée au parc, le Crapaud se présente à l'autre petite fille qui est là également : "Bonjour, je m'appelle Crapaud et j'ai 5 ans et demi." Elles commencent à jouer ensemble, à escalader les jeux...

    Je lis mon magazine Biomood tranquillement, et j'entends les autres parents qui ponctuent chaque geste de leur progéniture "Attention, tu vas tomber... Mets ton pied devant... Regarde ce que tu fais !"

    Mon Crapaud se débrouille toute seule. Elle est plutôt moteur (mais à 3 ans, on ne comprenait rien à ce qu'elle disait - on ne peut pas être sur tous les fronts !). Et surtout, je la laisse faire ses expériences seule au maximum.

    A l'heure du goûter, elle me demande si elle peut donner un morceau à la copine. Euh, oui, bien sûr ! Sauf que la copine, elle n'aime pas trop le pain avec de la purée d'amande dessus...

    Bref, je dis au Crapaud qu'on va bientôt partir, elle peut encore choisir quelques jeux.

    "OK, maman, je fais un tour de toboggan, et j'arrive !"

    Je n'en espérais pas tant ! Je commence à ranger les affaires, et je me dirige tranquillement vers la sortie.

    Le Crapaud se retourne vers sa copine et lui dit "Je dois y aller, salut !" et me rejoint.

    C'est tellement simple parfois...

     

    good day

    Une chouette journée, j'te dis

     

    2ème étape : nous allons à notre ferme bio du coin, pour y cueillir les 1ères fraises de la saison, miam.

    Finalement, le Papillon est arrivé avant moi et a presque fini sa récolte. Je laisse le Crapaud avec lui, et vais récupérer le Caméléon.

    Une fois le Caméléon-qui-sent-bon-la-crème-solaire récupérée, je file au supermarché acheter 2-3 trucs.

    Elle insiste pour prendre un "piti chayo", et je me dis qu'avec elle seulement, il faut en profiter.

    Nous voilà donc parties avec le piti chayo, on fait quelques courses sans prendre de pain, on arrive à la caisse rapide, on enlève tous les articles, le Caméléon remmène tranquillement son chariot et c'est terminé !

    Supra simple, encore...

     

    what a perfect day

    une journée par-faite !

     

    Retour à la maison, dégustation de fraises et bonne nouvelle en prime (j't'en parle bientôt, bientôt, promis...), puis une soirée-conférence très chouette animée par Sophie Marinopoulos (sur le thème "Etre parent : du bonheur à l'épuisement")

    Bonheur, simplicité, ça se passe comme ça chez Deux Minutes (eh, des fois, faut aussi souligner les trucs chouettes, ça fait du bien au moral, nan ?!)

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  • Alors voilà.

    Ma vie devrait bientôt franchement tourner autour de la pédagogie Montessori (non, non, je ne dis encore rien...)

    Je vous présente une petite vidéo d'une expérience qui a eu lieu en école publique.

    Il s'agit d'une classe expérimentale dans une école maternelle publique située en ZEP (zone d'éducation prioritaire), à Gennevilliers (92)

    Ici, tu trouveras un texte issu de la bibliothèque des expérimentations pédagogiques, ainsi qu'un lien vers une vidéo super intéressante !

    Régale-toi...

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  • Alors voilà.

    J'ai vécu, il y a deux mois, de superbes moments auprès de mes enfants : je les redécouvrais, je m'énervais moins, j'étais un peu sur un nuage...

    zen attitude

    Je réfléchissais aussi beaucoup à ma situation, à mon avenir, à ce que j'allais bien pouvoir faire à partir de septembre prochain ! Et je commençais à prendre des décisions (ce qui n'est pas une mince affaire), et donc à prendre de l'assurance.

    Et puis les vacances et quelques évènements plus tard, la confiance a valsée, le calme avec, et je me suis retrouvée dans une relation très conflictuelle avec le Crapaud. Prise de bec tous les jours, énervement régulier, tout partait en cacahouète !

    crise

    Ensuite, le cercle vivieux : l'animosité entraine encore plus d'animosité, et les moments joyeux peuvent rapidement se changer en moments foireux à cause d'un petit détail.

    Ma volonté de passer le plus de temps possible avec mes enfants en a pris un coup. Comment arranger les choses ?

     

    Et puis on a repris notre rythme, on a retrouvé nos marques, j'ai essayé de passer du temps seule avec le Crapaud, d'accompagner ses demandes du mieux que je pouvais, et aussi de me poser de mon côté.

    Il y a eu cette semaine où je n'ai fait que réfléchir encore et encore à une nouvelle opportunité qui s'offrait à moi. J'ai eu besoin d'en parler, beaucoup, beaucoup, à plusieurs amies. Et le vendredi, en sortant de chez ma cop', j'ai pris une décision. Peu importe où elle m'emmènera, au moins, je suis au clair avec moi-même et c'est ça que je veux.

    prise de décision

    là, au milieu, c'est comme si c'était moi, quoi

    Depuis ce jour, à la maison, le changement a été radical. Plus de cris ou d'énervement en continu. De l'écoute et des rires sont revenus les remplacer.
    Oh, je ne dis pas que tout est rose chez moi, loin de là. Mais c'est fou ce que ça va mal quand on va mal, tout simplement.

    Du coup, j'ai pu me sentir de nouveau prête à assumer ce sacré rôle de maman, dans le calme.

    Et je suis retournée au supermarché musique de films pour annoncer une expédition

    Supermarché

    Seule avec le Caméléon, cette fois-ci. Bon, le timing jouait plutôt en ma faveur : il était 15h, il n'y avait donc que des plus de 70 ans dans le magasin, et le Caméléon, qui avait décidé de faire une grève de la sieste, était plutôt fatiguée et calme.

    A l'arrivée, je me la joue Super Nanny, et je lui redonne les règles avant de sortir de la voiture.

    Super Nanny

    "Caméléon, on va aller faire les courses. Tu vas rester dans le chariot pendant ce temps, et si tu veux un bout de pain, je te le donnerai quand nous aurons fini les courses, dans la voiture. Tu as bien compris ?"

    Le Caméléon acquiesce docilement, et nous voilà parties faire les courses gaiement.

    Lorsque j'arrive au rayon pain, je commence à trembler. Eh, la grosse crise de la dernière fois, je m'en rappelle encore, hein ! Je rappelle que le petit bout de pain, nous le prendrons dans la voiture, et je mets le pain à côté du Caméléon. Elle a presque envie d'y toucher, mais me regarde en souriant yes !

    pain

    Nous passons à la caisse, et allons jusqu'à la voiture. Je l'installe dans son siège auto, et lui donne un bout de pain avec un énorme soulagement plaisir.

    Le tour est joué !!!

     

    J'ai repris beaucoup de temps, surtout avec le Crapaud, à expliquer avant d'agir.

    "Nous allons à la ferme ce soir chercher des légumes, mais nous n'aurons pas le temps d'aller voir tous les animaux comme l'autre fois. Il faudra partir quand je te l'indiquerai, OK ?

    C'est tout con simple, mais faut juste y penser, quoi.

    Certains me diront : Ce n'est pas de la coopération, tu leur imposes juste tes impératifs, c'est tout !

    Ce à quoi je répondrai et ben c'est déjà pas mal !!
    Ce que je veux dire, c'est que c'est bien ça qui est lourd-dingue à gérer dans la vie quotidienne (on en parlait d'ailleurs en atelier Faber et Mazlish) : respecter les horaires, faire les courses et tout le reste.
    Alors si mes enfants peuvent déjà coopérer sur ces impératifs-là sans que chacun passe une mauvaise journée, moi je dis que je suis déjà super contente.

    coopération

    Au délà de ça, on peut évidemment aller plus loin et faire participer les enfants, par exemple.
    Les courses deviennent passionnantes quand on va aussi chercher des choses ! Suivant l'âge des enfants, on peut leur demander d'aller chercher une boîte de maïs, ou d'aider à remplir un sac de poires. Un enfant qui a une action à réaliser ne s'ennuiera pas et sera content d'aider son parent.

     

    Après, l'esprit de coopération peut aussi être développé dans plein d'autres situations.

    Bien vivre ensemble


    L'autre jour, le Crapaud s'amusait à compter le nombre de fois où elle voyait le nom de notre commune sur les panneaux.

    "Maman, j'ai vu 2 fois MachinVille écrit ! On dirait qu'on regarde toutes les deux, et on compte les points, d'accord ?

    OK. J'ai joué le 1er jour. Et puis le 2ème jour, j'ai changé les règles :

    "Tu sais, Crapaud, au lieu de compter les points et savoir qui a 3 ou qui a 4 points, on pourrait jouer ensemble, et comme ça, on aurait plus de points !"

    Le Crapaud a mis un certain temps à comprendre. Elle voulait tout simplement gagner contre quelqu'un... et voir qui gagnerait.
    Finalement, elle s'est prise au jeu, et on a joué ensemble. On a même atteint 10 points, ce qu'on n'a jamais quand on joue seul !

    Le jour suivant, le Crapaud me dit dans la voiture "Maman, on joue ensemble au jeu de MachinVille ?"

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