• Alors voilà.

    Plus d'un mois que je n'ai pas écrit. Wow. Ca faisait longtemps que c'était pas arrivé, ça !

    Peut-être parce que je ne trouve pas le temps, peut-être parce qu'on a pris le temps de vivre, peut-être parce que j'avais tellement d'autres choses à faire.

    Mais voilà, ma nouvelle vie a pris forme depuis quelques semaines, quelques mois, et, même si tout n'est (vraiment) pas parfait, j'adore !

    Allez, j'te raconte ?!

    Nous avons commencé très doucement début septembre, le Papillon ne travaillant presque pas (et je te passe les nombreux commentaires évoquant notre statut de glandeurs éternels...)

    On a donc été au bord de la mer (quand personne n'y est, c'est juste génial), au Parc de Branféré (très sympa aussi avec peu de monde), à divers festivals.

    Branféré plage

    Trop dure, la vie en IEF...
     

    On a commencé à voir régulièrement notre groupe de copains non-sco aussi.

    En rajoutant les choses de la vie quotidienne (les courses, les RDV, les bisous aux papis-mamies), le temps est passé vite

    J'ai aimé ce temps hors du temps, de pouvoir laisser mes filles se réveiller quand c'était le moment pour elle, de pouvoir trainer un peu plus le soir parce qu'on est bien, de prendre le temps de faire les courses avec le Crapaud (peser, choisir le vrac, payer...)

    Toutes ces petites choses qu'on ne trouve plus le temps de faire en temps normal.

    temps qui passe

     

    Et puis, en même temps, on avait du mal à s'installer, et surtout à "travailler".
    Ma mère me demandait si on arrivait à travailler 6h par jour. Comment dire ? En IEF, tu ne travailles pas 6h par jour, c'est tout l'intérêt, d'ailleurs ! En général, on dit que quelques heures suffisent, puisqu'on est en individuel.

    Mais au-delà de ça, je n'arrivais pas à me mettre à bosser (un peu quand même), mais sans me prendre la tête. Et je n'arrivais pas trop à installer les choses avec le Crapaud, les deux jours où nous étions seules à la maison.

    Alors on est resté sur notre unschooling, entre cuisine et construction d'un poulailler, liste de félins après avoir parlé du chat du voisin, lecture de BD...

    Jusqu'au jour où elle m'a dit : "Maman, je veux retourner à l'école"
    Aaaarrrrrrffff, ça a brisé mon petit coeur de maman.

    Plein d'émotions m'ont traversée à ce moment-là : de la tristesse, bien sûr, mais aussi de l'incompréhension ("quoi, elle préfère aller à l'école ?"), de la dévalorisation ("je n'arrive pas installer les choses moi !").

    En même temps, je voyais bien que mon Crapaud avait très envie de voir des copains, et tournait un peu en rond parce qu'il manquait des apprentissages au tableau. Elle a même demandé "une fiche", l'horreur !!

    Il s'agissait en effet de répondre à ses besoins, et je ne savais pas comment réagir.

    Au même moment, une sacrée opportunité s'offrait à moi, et j'ai plongé dedans !!
    J'ai décroché du taf dans une école Montessori !!!!!!!!!!!!

    école montessori

    Etape n°3, nous voilà

    Pendant l'entretien, j'ai dit cash "OK, moi je veux bien bosser pour vous si le Crapaud peut venir aussi"

    Et la réponse a été oui !

    Une semaine plus tard, nous nous sommes préparées, le Crapaud et moi, tôt le matin, pour aller visiter notre nouvelle école. Deux jours par semaine seulement, mais c'est un chouette équilibre pour nous : des copains et un cadre rassurant pour le Crapaud, une activité professionnelle super enrichissante avec une très belle équipe dans une école ayant un projet énorme pour moi.
    Que demander de plus ?!

    Pour l'instant, cela nous convient, même si ce nouveau changement implique encore de réinstaller les choses à la maison (sommeil trèèèèès léger du Caméléon, fatigue et sentiments exacerbés pour le Crapaud, boulot pour le Papillon et moi)

     

    En parallèle, j'ai animé mon 1er atelier de pédagogie positive de la Fabrique à Bonheurs il y a quelques jours, et j'ai a-do-ré !!!!

    Fabrique à Bonheurs

    Une superbe journée, des participants ravis... j'en veux d'autres ! Ah, super, le prochain, c'est dans 2 semaines

    Et pour finir cette semaine sur une note positive, je serai dimanche près de Rennes, au salon Ille et bio, pour Révolutionner l'éducation !

    Ille et bio

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  • Alors voilà.

    Dans quelques jours, les enseignants et les élèves reprendront le chemin de l'école. Mais pas moi.

    Je te l'avais déjà dit, je serai en dispo dès le 1er septembre, pour (au moins) 1 an.

    Une libération. La rentrée, c'est vraiment stressant en tant que prof. Tout à organiser, plein de trucs géniaux trouvés qu'on voudrait mettre en place, du bricolage, des blogs à explorer. C'est vraiment stressant la rentrée.

    Depuis quelques mois, je réfléchis donc en parallèle sur mon futur et ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie.

    L'étape n°1, je t'en ai parlé en juillet, . Bon, la semaine de formation à la Fabrique à Bonheurs a juste été génialissime !!
    Exactement ce que j'attendais, de l'humour, du positif et du bonheur. Que demander de plus ?!
    J'ai hâte de commencer à faire des ateliers par chez moi, maintenant que je suis une formatrice agréée :-)

     

    Maintenant, passons à l'étape n°2.

    Quand j'ai su que je ne travaillerais plus à la rentrée, j'ai pensé que je ne mettrai plus le Caméléon à la crèche. Plus besoin de la faire garder !

    Mais quand je me suis imaginée en train d'emmener le Crapaud à l'école, aller la chercher le midi pour la faire déjeuner, la remmener et enfin retourner la chercher une dernière fois à l'école (y'a pas d'école publique dans ma commune, donc je prends ma voiture), je me suis dit que je n'aimerais pas du tout cette vie de desperate housewife !

    Attention, je ne critique pas toutes les femmes qui font ça tous les jours ! Bravo à elles. Mais je ne m'y vois pas moi, c'est tout.

    J'ai donc décidé de déscolariser le Crapaud ! Bien sûr, la décision n'a pas été aussi simple à prendre. Et si je n'y arrivais pas ? Et si j'attendais le retour du Papillon à partir de 10h03 tellement je gère pas ? Et si le Crapaud n'apprenais rien ?

    Bref, pas mal d'interrogations sur une pratique encore mal connue, et donc qui fait peur.

    socialisation

     

    Je te parlerai plus tard des réflexions qu'on a entendues sur le sujet (sur la socialisation surtout), ça vaut un article à lui tout seul...
    D'ailleurs, si tu as des questions, sympas, bêtes mais pas méchantes, tu peux me les poser, j'y répondrai avec plaisir !

    mensonges

    Pour rappel, ce n'est pas l'école qui est obligatoire, mais l'instruction. Donc ne pas scolariser son enfant à partir de 6 ans est un droit.

    Si tu veux plus d'infos, tu peux aller lire ça ou ça, deux articles tout à fait intéressants qui expliquent ce qu'est l'IEF (Instruction En Famille).

    Il existe aussi trois assos défendant le droit à l'IEF : LED'A - les enfants d'abord, LAIA - libres d'apprendre et d'instruire autrement, CISE - choisir d'instruire son enfant

    Ce que je peux t'en dire, c'est mon ressenti là-dessus, parce que, pour l'instant, j'ai pas (encore) testé !

    Au début, j'avais peur d'être une instit chiante avec mes propres gosses, genre on respecte les programmes à la lettre... peur de me mettre une pression identique à celle que je fuyais dans l'EN.

    calvin

    Ensuite, je me suis demandée comment j'allais gérer la grande de 6 ans et surtout la petite de 2 ans et demi... (tu te rappelles, le terrible two ?!)
    Je ne me voyais pas être dans un travail qui demande de la concentration avec le Crapaud et me faire déranger rapidement par le Caméléon.
    Comme en plus, j'ai posé, entre temps, des candidatures pour des boulots à temps plein, on a choisi, avec le Papillon, de garder le contrat de crèche, au moins au début.
    Elle ira donc à la crèche 2 jours par semaine, pour nous laisser du temps, au Crapaud et à moi, pour bosser tranquille (en Montessori et en projets), et elle, profiter de ses copains.

    Toute cette histoire est un choix financier, bien sûr, puisque je n'ai plus de salaire. Il faudra compter sur le boulot du Papillon, et sur une diminution de nos couts mensuels (déjà amorcée).

    Je devrais pouvoir gagner de l'argent (et avoir une reconnaissance professionnelle et passer des chouettes journées avec d'autres personnes) grâce aux ateliers de la Fabrique à Bonheurs.

    Quant à la sphère Montessori, elle reste plus proche que jamais, même si je ne lance pas d'ateliers chez moi comme je l'avais imaginé un temps. Elle pourrait même faire partie de l'étape n°3, mais je n'en dis pas plus pour l'instant ! (bah t'attendras le prochain article sur l'étape n°3, t'es gentil(le) !)

    Pour reprendre le déroulement de la semaine, le mercredi sera une journée off, et pour les deux jours restants, je prévois plus ou moins de retrouver un groupe d'enfants désco, et de faire un max d'artistique (peinture, pâte à modeler, land art, jardin, musique...), tous les trucs géniaux qu'on n'a pas assez le temps de faire avec nos enfants dans nos vies de dingues.

     

    what it is really

     

    En IEF, surtout dans les pays anglo-saxons, on distingue le homeschooling et le unschooling. Le 1er parle de l'école à la maison. Le 2ème évoque plutôt le fait d'apprendre de manière informelle, sans vrai cours.

    A force de lire des choses sur le sujet, et ne sachant pas encore où tout cela nous mènera, je pars plutôt sur du unschooling, dans l'esprit de profiter des choses de la vie pour apprendre (les courses, les BD, une observation dans le jardin...)

     

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    quote3quote4

    des jolies citations, dont Piaget en anglais !

    Dans cet esprit, nous avons visité aujourd'hui la médiathèque la plus proche de chez nous (on allait déjà très régulièrement à la biblio de notre commune, mais ce n'est quand même pareil), et on s'est régalé.

    On a aussi attaqué l'atelier Montessori (à sa demande).

    On a fait à manger.

    On a congelé des courgettes farcies.

    Elle a joué.

    Elle a lu.

    On a lu.

    Bref, on a vécu une journée normale, mais c'était chouette !

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    5 commentaires
  • Alors voilà.

    Si tu as des enfants, que certains sont des filles et qu'en plus, elles ont les cheveux longs, tu sais que le moment du bain peut vite virer au cauchemar.

    Bah oui, la vie, c'est ça. Des moments de bonheur mais aussi l'horreur du coiffage de cheveux.

    J'ai deux filles. Gloups.

    Ce n'est en général pas moi qui m'occupe du bain (oui, oui, le Papillon se charge de ça aussi) mais parfois, il faut bien s'y coller.

    Et arracher la tête de mes filles pour les coiffer, j'aime pas.

    Autour de moi, certaines personnes ont cherché vainement un bon démêlant.
    Soit elles ont trouvé un démêlant qui ne démêle pas (si, si, ça existe), soit elles se sont rabattues sur un produit non bio (parce qu'il faut bien trouver quelque chose).

    De mon côté, j'ai choisi au hasard un produit dans ma biocoop, et j'en suis ravie !

    Alors si pour toi aussi, le coiffage-démêlage est juste affreux, voici ma perle :

    démêlant

    tadam !

     

    J'utilise donc le baume démêlant de Ciel d'Azur. Un bonheur.

    Il est agréable à utiliser, même s'il faut quand même mettre la dose pour que ce soit bien efficace. Ils indiquent une noisette mais je dirais plutôt une bonne noix !

    Ensuite, on passe le peigne sur cheveux mouillés avec le démêlant, et déjà, il n'y a quasiment plus de noeuds... Quand on rince, ça se coiffe tout seul.

    Bref, c'est un démêlant quoi ! Mais qui marche super bien.

    Je n'ai aucun lien avec Ciel d'Azur, hein, je trouve juste ce produit tip top et fallait bien que je te le dise, comme ça, en passant.

    Tu peux me dire merci, hein, ça mange pas de pain :-)

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    3 commentaires
  • Alors voilà.

    J'avoue tout, je suis fan de Patricia Kaas.
    Non, j'déconne, je n'ai pris que le titre d'une de ces chansons, c'est tout !

    Mais si t'insiste, tu peux aller voir pour écouter cette merveille de la chanson française (fais gaffe, ça a tendance à bien rester en tête quand même)

     

    Bref, aujourd'hui, je vais te parler de mon homme, j'ai nommé le Papillon !
    (les applaudissements n'en finissent plus... merci pour lui)

    Papillon

    Pourquoi c'est lui mon Papillon, et pas un autre ?

    Parce que :

    - il gère la maison/les courses/les filles et tout le reste quand je pars en formation

    - il sera toujours là pour moi

    - il a beaucoup de mérite de me supporter tous les jours !

    - il me prépare de bons petits plats

    - je ne peux pas vivre sans lui

    - ça fait 15 ans qu'on partage notre vie (la moitié de notre vie, wow...)

    - on a fabriqué deux jolies mômes (et il a assuré à leurs naissances)

    - je ne sais pas où est rangée la serpillère, alors que lui, si

    - il m'a demandée en mariage (plusieurs fois)

    - je suis de plus en plus amoureuse (mais qu'est-ce que ce sera dans 15 ans ?!)

    - il me met hors de moi, parfois

    - il me fait sourire, tous les jours

    - c'est lui qui se lève la nuit (il entend les filles avant moi, que veux-tu ?!)

    - il m'a emmenée au bout du monde

    - on a encore tellement de choses à faire ensemble...

     

    Mon mec à moi

     Mon mec à moi, nos 2 louloutes, et leurs 3 chapeaux
    dans les rues de Nantes.

     

    Ca fait quand même pas mal de raisons, nan ?!

    Je vais même (enfin) finir par lui dire "oui", dans 1 an exactement...

    oui

     

    La Grande Sophie "Aujourd'hui, on se marie"

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    12 commentaires
  • Alors voilà.

    Deux articles en 3 jours, t'y crois pas, hein ?!
    Figure-toi que je suis à Paris, libre comme l'air, alors je surfe tout en mangeant un indien, le bonheur... (et merci au Papillon qui assure toute l'intendance pendant ce temps-là à la maison )

    Tu te souviens de l'expérimentation Montessori en classe publique dont je t'avais parlé ? Et bien j'ai découvert sur le blog Classe maternelle, Gennevilliers un article parlant d'une très chouette vidéo de l'un de mes héros, j'ai nommé Sir Ken Robinson.

    Ken Robinson

    Je t'en avais déjà parlé , à propos d'une de ses vidéos, déjà, sur la créativité.

    Ce type est extra ! Il exprime très clairement et simplement ses idées, avec un bel humour anglais, je suis fan !

    Dans cette nouvelle vidéo, il parle de la façon dont la culture éducative ne parvient pas à respecter les principes essentiels permettant à l'humain de se développer harmonieusement, et évoque l'éducation alternative.

     

     

    Mon passage préféré :

    "J'étais récemment à Los Angeles dans une réunion de - on les appelle "programmes d'éducation alternative". Ces programmes sont concus pour amener les enfants à reprendre leurs études. Ils ont certaines caratéristiques communes. Ils sont très personnalisés. Ils proposent un soutien très important aux enseignants, des liens étroits avec la communauté, et un programme vaste et diversifié, et souvent des programmes qui impliquent les élèves en dehors de l'école aussi bien qu'à l'intérieur de l'école. Et ces programmes fonctionnent. Ce qui m'intéresse, c'est pourquoi on les appelle "éducation alternative" ?! Et toutes les preuves partout dans le monde sont que, si on faisait tous ça, il n'y aurait pas besoin d'éducation alternative."

    Je sais pas toi, mais moi, ça m'évoque : Montessori, rythme personnalisé de l'enfant, l'école et la vraie vie dehors... Ca serait une école de rêve, hein ?!

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